Aller directement au contenu

Comment organiser ses repas pendant les périodes douloureuses d’endométriose ?

Quand les douleurs ou la fatigue liées à l’endométriose sont importantes, faire les courses, réfléchir au repas puis cuisiner peut devenir une tâche de trop. Les douleurs, les troubles digestifs et la fatigue peuvent en effet avoir un impact important sur le quotidien. 

L’objectif n’est donc pas forcément de trouver le « repas parfait » pour l’endométriose. Il peut être beaucoup plus simple : avoir quelque chose à manger qui te convient, même les jours où tu n’as ni l’énergie ni l’envie de cuisiner.

Pour cela, quelques habitudes prises les jours où tu te sens mieux peuvent vraiment simplifier les périodes plus difficiles.

Endométriose : quand cuisiner devient une tâche de trop

L’endométriose ne se manifeste pas de la même manière chez tout le monde. Certaines personnes connaissent des périodes relativement calmes, tandis que d’autres doivent composer avec des douleurs pelviennes, des symptômes digestifs ou une fatigue importante. 

La capacité à cuisiner peut donc varier considérablement d’un jour à l’autre.

Un soir, préparer un repas complet ne pose aucun problème. Quelques jours plus tard, rester debout devant les plaques pendant 30 minutes peut sembler beaucoup plus compliqué.

Dans ses conseils sur le quotidien avec l’endométriose, EndoFrance recommande notamment d’adapter son organisation à son niveau de fatigue, par exemple en répartissant certaines tâches plutôt qu’en les concentrant sur une seule journée. 

On peut appliquer exactement le même principe aux repas : profiter des périodes où l’énergie est présente pour faciliter celles où elle l’est moins.

Existe-t-il une alimentation spécifique pendant les périodes douloureuses d’endométriose ?

C’est une question importante, car de nombreux contenus proposent aujourd’hui des régimes « anti-endométriose », « anti-inflammatoires » ou des listes d’aliments à supprimer.

À ce jour, les données scientifiques ne permettent pas de recommander un régime alimentaire particulier pour traiter l’endométriose ou ses douleurs. La HAS met notamment en garde contre les propositions « miracle » autour des régimes et compléments alimentaires. 

Il n’est donc pas nécessaire de supprimer arbitrairement le gluten, les produits laitiers ou d’autres familles d’aliments simplement parce que l’on souffre d’endométriose.

En revanche, certaines personnes ont également des symptômes digestifs, comme de la diarrhée ou de la constipation. Dans ce cas, l’alimentation peut être adaptée individuellement selon les symptômes et les tolérances. 

👉 Si c’est ton cas, retrouve notre article Endométriose et alimentation : mieux gérer les troubles digestifs.

Pendant une période douloureuse, le premier objectif peut donc être beaucoup plus simple : avoir facilement accès à un repas que tu apprécies et que tu sais bien tolérer.

Anticiper ses repas les jours où l’on se sent mieux

Anticiper ne signifie pas forcément passer trois heures à faire du batch cooking le dimanche.

Au contraire, si la fatigue fait partie de tes symptômes, mieux vaut chercher une organisation qui ne te demande pas encore plus d’énergie.

Quelques réflexes peuvent suffire :

  • préparer une ou deux portions supplémentaires lorsque tu cuisines ;
  • congeler régulièrement les restes ;
  • garder des aliments simples et rapides à assembler ;
  • avoir quelques repas déjà prêts dans le placard ;
  • faire les courses en ligne lorsque les déplacements sont difficiles ;
  • demander ponctuellement de l’aide à ton entourage.

EndoFrance cite d’ailleurs la cuisine et les courses parmi les tâches sur lesquelles l’entourage peut apporter une aide concrète. 

L’idée n’est pas d’avoir un congélateur parfaitement organisé avec quinze recettes différentes. Il suffit parfois de savoir qu’en cas de journée difficile, tu n’auras pas besoin de repartir de zéro pour manger.

Plan A, B ou C : adapter son repas à son niveau d’énergie

Une organisation particulièrement simple consiste à prévoir plusieurs niveaux de repas.

Au lieu d’avoir une seule option — « je cuisine » — tu peux avoir un plan A, un plan B et un plan C.

Comment je me sens ?Mon repas
Plan A : j’ai de l’énergieJe cuisine normalement et prépare éventuellement une portion supplémentaire
Plan B : je suis fatiguéeJ’assemble quelques aliments simples ou je réchauffe une portion congelée
Plan C : j’ai mal / aucune énergieJe prends un repas déjà prêt BellyCare

Plan A : profiter des jours où ça va

Tu cuisines comme tu en as l’habitude.

Si tu en as la possibilité, prépare simplement une portion de plus. Elle pourra devenir le déjeuner du lendemain ou rejoindre le congélateur pour une autre semaine.

Pas besoin de transformer chaque session de cuisine en meal prep.

Plan B : assembler plutôt que cuisiner

Quand l’énergie commence à manquer, l’objectif est de réduire le nombre d’étapes.

Par exemple : un féculent rapide ou déjà cuit + des légumes simples + une source de protéines que tu apprécies.

Les aliments surgelés nature, les conserves adaptées à tes besoins ou les restes peuvent aussi permettre de construire un repas sans repartir d’une recette complète.

Plan C : réchauffer et manger

Certains jours, même assembler plusieurs aliments peut demander trop d’énergie.

C’est précisément pour ces moments qu’il est intéressant d’avoir quelques repas complètement prêts.

Une portion maison congelée peut parfaitement remplir ce rôle. Un plat cuisiné adapté à tes besoins également.

Les plats BellyCare, par exemple, se conservent plusieurs mois à température ambiante et sont prêts en 3 minutes. Ils peuvent donc rester dans le placard jusqu’au jour où tu en as réellement besoin.

Et quand les troubles digestifs s’ajoutent aux douleurs ?

Les symptômes digestifs peuvent faire partie du quotidien de certaines personnes atteintes d’endométriose : constipation, diarrhée ou douleurs lors de la défécation sont notamment rapportées. 

Dans cette situation, il peut être utile d’identifier avec un professionnel de santé tes propres déclencheurs et tolérances, plutôt que d’accumuler les exclusions alimentaires.

Le régime pauvre en FODMAP, par exemple, peut être utilisé dans certaines situations digestives, mais il ne constitue pas un traitement de l’endométriose et n’a pas vocation à être adopté systématiquement parce que l’on souffre de cette maladie.

Pour les personnes qui suivent déjà une alimentation pauvre en FODMAP, disposer de repas compatibles peut en revanche faciliter les journées difficiles.

Les plats BellyCare sont certifiés FODMAP Friendly et sans gluten. Ils peuvent donc constituer une solution ponctuelle lorsqu’on doit déjà gérer des contraintes digestives et que cuisiner n’est pas possible ce jour-là.

Préparer un « placard de secours » pour les périodes difficiles

On ne peut pas toujours savoir précisément quand une journée douloureuse arrivera. Mais on peut éviter d’avoir à décider quoi manger au moment où elle arrive.

Tu peux par exemple garder :

Au congélateur :
des portions de plats maison préparées progressivement.

Dans le réfrigérateur :
quelques aliments simples que tu peux facilement assembler.

Dans le placard :
des féculents rapides, des aliments longue conservation que tu tolères bien et quelques repas prêts.

L’objectif n’est pas d’accumuler de la nourriture « au cas où », mais d’avoir deux ou trois solutions fiables.

Et surtout, pense à renouveler ton stock après l’avoir utilisé. Ton repas de secours n’est utile que s’il est encore là le jour où tu en as besoin.

BellyCare : un repas prêt quand cuisiner n’est pas au programme

Les jours où préparer à manger semble déjà être une tâche de trop, les plats BellyCare sont prêts en seulement 3 minutes.

Ils se conservent plusieurs mois à température ambiante, sans avoir besoin de remplir ton congélateur.

Les recettes sont également :

  • certifiées FODMAP Friendly ;
  • sans gluten avec le logo épi barré ;
  • conçues par des professionnels de la nutrition.

Tu peux donc garder quelques plats dans ton placard et les utiliser uniquement lorsque tu en as besoin : période douloureuse, fatigue importante, retour tardif ou simplement journée sans cuisine.

BellyCare ne traite évidemment pas l’endométriose ou ses douleurs. L’objectif est beaucoup plus concret : te retirer la préparation du repas les jours où tu as déjà suffisamment à gérer.

Découvre nos plats

Conclusion : comment organiser ses repas avec l’endométriose ?

Organiser ses repas avec l’endométriose ne signifie pas préparer toute sa semaine à l’avance ni suivre un régime alimentaire particulièrement restrictif.

Une stratégie plus simple consiste à adapter la préparation des repas à ton niveau d’énergie :

Plan A : je cuisine.
Plan B : j’assemble ou je réchauffe.
Plan C : mon repas est déjà prêt.

Préparer une portion supplémentaire, avoir quelques repas au congélateur et conserver des plats prêts dans le placard permet de réduire la charge des périodes plus difficiles.

Parce que certains jours, simplifier le repas est déjà une vraie solution.

FAQ

Il n’existe pas de repas spécifique dont il soit démontré qu’il traite les douleurs de l’endométriose. La HAS rappelle que les données scientifiques actuelles ne permettent pas de recommander un régime particulier plutôt qu’un autre. 

Privilégie plutôt des repas qui correspondent à tes habitudes, tes besoins et tes éventuelles tolérances digestives, en recherchant la simplicité lorsque cuisiner est difficile.

Pas systématiquement. L’endométriose ne constitue pas, à elle seule, une indication à supprimer le gluten. Les régimes d’exclusion ne doivent pas être présentés comme un traitement de la maladie en l’absence d’indication individuelle. 

Si tu souffres également d’une maladie cœliaque ou si une adaptation alimentaire t’a été recommandée pour une autre raison, tes besoins sont évidemment différents.

Le plus simple est d’anticiper quelques solutions avant d’en avoir besoin : portions maison congelées, aliments faciles à assembler et repas prêts longue conservation.

Tu peux ainsi choisir ton repas en fonction de ton énergie plutôt que de devoir cuisiner coûte que coûte.

Un auteur expert en nutrition santé

Je suis Rémy, diététicien et ingénieur en Alimentation & Santé, et cofondateur de BellyCare. J’utilise mon expertise en nutrition pour rendre les conseils alimentaires plus simples et applicables au quotidien, notamment lorsque des troubles digestifs viennent s’ajouter à une pathologie comme l’endométriose.

Bibliographie et sources

+ de 30 parutions et quelques partenaires