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Que manger dans l’avion quand on a un SII ?

Prendre l’avion quand on a un syndrome de l’intestin irritable (SII) peut vite soulever quelques questions : que manger avant le départ ? Que prévoir dans son sac ? Et comment éviter de dépendre entièrement du sandwich de l’aéroport ou du plateau-repas servi à bord ?

Il n’existe pas de repas parfait pour tous les intestins sensibles. Le plus important est généralement de privilégier des aliments que tu connais et que tu tolères bien, d’anticiper un minimum et d’éviter de bouleverser tes habitudes alimentaires juste avant le départ.

Voici quelques repères simples pour préparer ton prochain vol.


À retenir

  • Avant un vol, privilégie un repas habituel et bien toléré plutôt que de tester de nouveaux aliments.
  • Tu peux prévoir tes propres collations et aliments solides, en tenant compte des règles de sécurité et de la destination.
  • Si tu suis une alimentation pauvre en FODMAP, pense aux portions et à l’empilement des FODMAP.
  • Un repas « sans gluten » proposé dans l’avion n’est pas nécessairement pauvre en FODMAP.
  • Prévoir une solution adaptée à l’avance permet surtout de moins dépendre de l’offre disponible pendant le voyage.

Que manger avant de prendre l’avion avec un SII ?

Pas besoin de changer complètement ton alimentation la veille du départ.

Si tu sais qu’un petit-déjeuner ou qu’un repas te convient habituellement, reste sur tes repères. Le jour d’un voyage n’est généralement pas le meilleur moment pour tester une nouvelle recette ou un aliment dont tu ne connais pas encore la tolérance.

L’Assurance Maladie recommande notamment aux personnes souffrant de SII de manger à horaires réguliers, de prendre le temps de manger et d’éviter les repas trop copieux.

Avant ton vol, tu peux donc privilégier :

  • un repas de taille habituelle ;
  • des aliments dont tu connais déjà la tolérance ;
  • une préparation relativement simple ;
  • une bonne hydratation.

Si tu suis déjà une alimentation pauvre en FODMAP, tu peux également privilégier les aliments et portions que tu as identifiés comme bien tolérés.

En revanche, il n’est pas nécessaire de commencer un régime low FODMAP uniquement parce que tu vas prendre l’avion. Cette approche est destinée à certaines personnes souffrant de SII et ne doit pas conduire à multiplier inutilement les restrictions alimentaires.

Que peut-on emporter à manger dans l’avion ?

Préparer quelques aliments avant de partir permet de ne pas dépendre uniquement de ce que tu trouveras à l’aéroport ou à bord.

Les aliments solides peuvent généralement être transportés en cabine, mais les règles applicables aux liquides et produits assimilés sont différentes. Des restrictions peuvent également s’appliquer à l’entrée de certains aliments dans le pays de destination.

Il reste donc préférable de vérifier les règles de ton aéroport, de ta compagnie et du pays d’arrivée avant le départ.

Côté alimentation, voici quelques idées à adapter à tes propres tolérances :

Pour le voyageQuelques options
FéculentsGalettes de riz ou de maïs, préparation à base de riz ou de quinoa
ProtéinesŒufs durs, poulet nature ou autre protéine bien tolérée, en respectant les conditions de conservation
FruitsKiwi, orange, raisin ou autre fruit bien toléré, en portion adaptée
CollationsGalettes de riz, certaines noix en portion adaptée ou snack low FODMAP identifié
Repas completRepas maison dont tu maîtrises la composition ou solution low FODMAP adaptée, comme les repas BellyCare

Ces exemples ne constituent pas une liste d’aliments « autorisés » ou « interdits ». Avec le SII, les tolérances restent individuelles.

Et si tu dois également suivre une alimentation strictement sans gluten, retrouve notre article Voyager sans gluten : le guide complet pour préparer plus largement ton séjour.

Repas servi dans l’avion : comment choisir ?

Sur les vols les plus longs, les compagnies proposent souvent plusieurs types de repas à réserver à l’avance.

Cela peut être utile, mais attention aux raccourcis.

Un repas présenté comme « sans gluten » n’est pas automatiquement low FODMAP. Il peut par exemple contenir de l’ail, de l’oignon ou d’autres ingrédients susceptibles d’apporter des FODMAP. Monash University recommande d’ailleurs de vérifier les options proposées par la compagnie avant le voyage et, lorsque cela est nécessaire, de prévoir ses propres aliments adaptés.

Même chose pour les mentions « végétarien », « vegan » ou « healthy » : elles ne donnent aucune indication spécifique sur la teneur en FODMAP.

Lorsque tu ne connais pas précisément la composition du plateau, tu peux simplement privilégier les éléments dont tu connais la tolérance et laisser de côté ceux qui te posent habituellement problème.

Le but n’est pas de chercher un repas « parfait », mais d’éviter de multiplier les inconnues au même moment.

Attention à l’empilement des FODMAP pendant le voyage

Un autre phénomène peut facilement passer inaperçu : l’empilement des FODMAP.

Certains aliments peuvent être pauvres en FODMAP dans une portion donnée, mais les quantités consommées et l’association de plusieurs sources au cours d’un même repas peuvent augmenter la charge totale en FODMAP.

Par exemple, pendant l’attente puis le vol, on peut facilement enchaîner :

un fruit + quelques noix + un snack + un repas + une nouvelle collation.

Pris séparément et dans des portions adaptées, certains de ces aliments peuvent convenir. Leur accumulation peut cependant modifier la tolérance chez certaines personnes sensibles.

Si tu suis une alimentation pauvre en FODMAP, conserve donc les portions et associations que tu sais déjà bien tolérer.

👉 Pour comprendre comment fonctionnent les FODMAP et leurs portions, retrouve notre guide complet sur le régime pauvre en FODMAP.

Pourquoi peut-on se sentir plus ballonné dans l’avion ?

Si ton ventre gonfle davantage pendant un vol, ton dernier repas n’est pas nécessairement le seul responsable.

Les variations de pression atmosphérique en altitude peuvent entraîner une expansion des gaz présents dans le tube digestif, ce qui peut accentuer la sensation de ballonnement ou les flatulences pendant le voyage.

Chez une personne ayant déjà un intestin sensible, ces sensations peuvent donc être particulièrement perceptibles.

Inutile pour autant de supprimer davantage d’aliments au prochain vol sur cette seule observation. Si tu cherches à identifier tes déclencheurs alimentaires, mieux vaut te baser sur des symptômes qui se répètent dans différentes situations plutôt que sur un épisode isolé en avion.

BellyCare : un repas low FODMAP qui voyage facilement

Quand on a un SII, partir avec une solution dont on connaît la composition peut simplement faciliter le voyage.

Les plats BellyCare sont :

  • certifiés FODMAP Friendly ;
  • sans gluten ;
  • conservables à température ambiante ;
  • prêts en seulement 3 minutes.

Tu peux donc facilement les glisser dans ton sac ou ta valise, sans glacière, pour avoir un repas adapté sous la main pendant ton voyage ou une fois arrivé à destination.

Nos plats low fodmap et sans gluten

Pour une consommation pendant le trajet, pense simplement à vérifier les conditions de transport et les possibilités de réchauffage : toutes les compagnies aériennes ne pourront pas nécessairement réchauffer un plat apporté par un passager.

Conclusion

Voyager en avion avec un SII demande surtout un peu d’anticipation.

Avant le départ, privilégie les aliments que tu connais et tolères bien. Pour le trajet, quelques collations adaptées ou un repas préparé à l’avance permettent de moins dépendre des options disponibles sur place.

Et si tu suis une alimentation low FODMAP, garde en tête les portions et l’empilement des FODMAP plutôt que de multiplier les restrictions.

Le meilleur repas pour voyager reste finalement celui qui correspond à tes propres tolérances et qui te permet de partir sans avoir à improviser au dernier moment.

FAQ

Il est généralement possible d’emporter des aliments solides en cabine, mais les règles diffèrent pour les liquides et certains produits. Des restrictions sanitaires ou douanières peuvent également s’appliquer selon la destination.

Vérifie donc les règles de l’aéroport, de la compagnie et du pays d’arrivée avant ton voyage.

Pas systématiquement. Le régime pauvre en FODMAP est une approche utilisée chez certaines personnes souffrant de SII, mais il n’est pas nécessaire de commencer une phase restrictive uniquement avant un voyage.

Si tu suis déjà cette approche, privilégie plutôt les aliments, portions et associations dont tu connais la tolérance.

La baisse de pression atmosphérique en altitude peut favoriser l’expansion des gaz présents dans le tube digestif. Cela peut augmenter temporairement les sensations de ventre gonflé et les flatulences.

Le repas consommé avant le vol n’est donc pas nécessairement le seul responsable.

Un auteur expert en nutrition santé

Je suis Rémy, diététicien et ingénieur en Alimentation & Santé, et cofondateur de BellyCare. J’utilise mon expertise en nutrition pour rendre les recommandations liées au SII et aux troubles digestifs plus simples et applicables au quotidien.

Bibliographie

  1. Assurance Maladie — Syndrome de l’intestin irritable : que faire et quand consulter ? Conseils alimentaires et hygiénodiététiques pour mieux gérer les symptômes du SII.
  2. Monash University — Travelling on a low FODMAP diet. Conseils pratiques pour gérer une alimentation pauvre en FODMAP pendant les voyages.
  3. Monash University — FODMAP Diet. Ressources scientifiques sur les aliments, les portions et la démarche low FODMAP.
  4. World Gastroenterology Organisation — Symptômes gastro-intestinaux courants. Informations sur les ballonnements et les gaz digestifs.

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